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octobre 2006

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04 octobre 2006

AU REVOIR !!!

Bon nombre d'entre vous ce sont étonné de mon silence depuis maintenant près d'un mois, certains ce sont inquiété de ma santé. Tout va bien mais j'ai quitté l'Afghanistan relativement précipitemment pour partir vers d'autres aventures. Je suis désormais installé à Washington DC depuis lundi où je continue à travailler pour l'AFP. J'ai eu du mal à faire cette note, disons que j'ai eu du mal à me rendre sur le site pour l'écrire parce qu'elle met fin à une expérience qui m'a terriblement enrichi. L'Afghanistan bien sûr où j'ai découvert presque un nouveau métier et surtout un pays qui m'a fasciné. J'y reviendrais sûrement (par l'écrit mais aussi physiquement). Mais ce blog aussi m'a apporté énormément. J'ai pu m'y exprimer dans un style plus libre, plus personnel que ce que la rigueur d'agencier ne m'autorise généralement et pour la première fois j'ai aussi pris goût à la photo, un média qui ne m'attirait pas spécialement. Et surtout je me suis rendu compte que l'Afghanistan de tout les jours intéressait des lecteurs. Ce fut une découverte et un grand plaisir d'interagir avec vous tous. Je ne pense pas renouveler l'expérience aux Etats-Unis, faute de temps, mais aussi parce qu'il y a déjà tellement de blog francophones (souvent de grande qualité) qui vous racontent ce pays. Je vous dis donc au revoir et merci !

Christophe

13 septembre 2006

Kuchi

Garon_kuchi_au_bonnet_blanc Sur les Kuchis que j'ai croisé lors d'un bref voyage dans la Panshir, je vous renvois à un article paru récemment dans le figaro magazine et très bien informé. Marie et sa photographe Véronique ont passé pas mal de temps avec les nomades. Sur ma rencontre à moi, elle a été à vrai dire un peu frustrante à cause d ela barrière de la langue. Je suis bien d'accord avec l'idée que quelques gestes, un sourire etc mettent de l'huile dans les rouages mais j'avais envie d'en savoir plus sur ces gens, dont l'habitation est une tente souvent faite de bâches plastique de l'UNHCR. Savoir d'où ils venaient, où ils allaient, comment ils vivaient et survivaient pendant le dur hiver afghan. Grâce à l'article de Marie (qui a passé trois ans en Afghanistan) j'ai eu quelques réponses. Camapement_kuchi_dans_le_panshir Les Kuchis que nous avons vus étaient plutôt sympas, les enfants (les garçons) se sont précipités vers nous, ont fait des pitreries avec des ânes et essayé de nous inciter à leur donner quelques cadeaux. Les choses sont devenues un tantinet plus tendues lorsque Emily s'est approchée d'une des femmes et des 5 ou 6 petites filles qui essayaient de voir qui nous étions et ce que nous faisions là mais à une distance très respectueuse. Le père de famille semblait un peu interloqué, mais Emily a réussi à convaincre la dame de se laisser tirer le portrait, pour les petites filles en robes vertes traditionelles cela n'a pas été possible. http://www.lefigaro.fr/magazine/20060825.MAG000000332_les_kouchis_en_route_pour_nulle_part.html
Les_kuchis_du_panshir_disent_au_revoir

11 septembre 2006

Anniversaire

Aujourd'hui c'est le 11 septembre. Il y a 5 ans je me trouvais à New York, au bureau de l'AFP comme correspondant économique, quand les deux avions se sont jetés contre les tours jumelles du World Trade Center. Avec mon collègue Michel Moutot nous avons envoyé les premières infos sur ce qui allait être la plus grande histoire que nous aurions sans doute jamais à couvrir. Cinq ans plus tard je me trouve en Afghanistan, le pays d'où les attentats ont été commandités et fomentés. Je ne me lancerais pas dans l'évocation de souvenirs personnels qui sont un mélange de frayeur pour des êtres chers qui étaient dans les tours ou simplement en ville. C'est bizarre d'être ici aujourd'hui et de repenser à ce que j'ai vécu là-bas. J'avoue que quand Bush a annoncé l'invasion de l'Afghanistan, je n'ai pas cillé et j'ai peut-être même applaudi. Ce n'est pas rationnel, c'est que j'ai pris ces attaques très personellement. Les hommes d'Al Qaïda ont en se précipitant sur les tours failli assassiner une femme qui me reste chère et qui aujourd'hui encore est forcée de quitter New York pour le jour anniversaire. En me penchant sur l'effet de l'invasion je me dis que j'ai eu raison d'applaudir, mais que malheureusement toute l'opération n'a pas eu les résultats escomptés. La communauté internationale s'est engagée en Afghanistan mais je ne pense pas qu'elle l'ait fait pour le pays lui-même mais plus pour se protéger contre les terroristes qui y trouvaient refuge. C'est donc à coup de demi-mesures qu'on est venu là. Pas assez de troupes, pas assez d'argent, pas assez de volonté politique pour véritablement construire le pays et pour être tout à fait honnête une contre-partie afghane qui ne semnble pas toujours avoir l'intérêt du pays comme priorité. Ce n'est pas étonnant que les talibans puissent de nouveau se battrent dans le sud et que le pays après une euphorie démocratique semble de nouveau sur la mauvaise pente. Il n'est pas seulement miné par la rébellion mais par tous les autres problèmes qui n'ont pas été réglés (corruption à tous les niveaux, incompétence à tous les niveaux). Le Sud a été presque livrée à lui-même après la chute du régime taliban. Les rebelles ont simplement réoccupé le terrain, mieux organisés et plus nombreux parce qu'on leur a laissé le temps de le faire. En même temps on peut avec un peu de cynisme dire que l'objectif de la communauté internationale est atteint. Stratégiquement les talibans ne sont pas en mesure de reprendre le pouvoir et les camps d'entraînement d'Al-Qaïda ne peuvent plus s'installer ici. C'est ce que nous (la communauté internationale) voulions, pour le reste les afghans vont sans doute devoir se débrouiller, comme toujours. En maintenant des troupes étrangères ici à un niveau relativement faible (40.000 c'est finalement peu pour un pays de la taille de l'Afghanistan) on peut contrôler la situation. Des progrès bien sûr il y a en a eu (scolarisation, routes, démocratie) mais aujourd'hui tout paraît tellement fragile et le pessimisme est de mise.

Attentat

Comment vit-on les attentats à Kaboul ? J'ai envie de dire, en me référant à mon expérience toute personnelle, qu'on n'y pense pas, ou plutôt qu'on essaye de ne pas y penser. Ils ne sont pas fréquents dans la capitale, si on compare à ce qui se passe dans le sud du pays et particulièrement dans la ville de Kandahar ou pas une semaine ne se passe sans une attaque suicide. L'atentat de vendredi a été particulièrment meurtrier (16 personnes tuées) parce que la voiture du kamikaze était bourée avec 150 kilos d'explosifs. Surtout, un attentat suicide ou une bombe artisanale vous laisse totalement impuissant. On est là par hasard quand ça explose et il est aisé de se laisser aller au fatalisme dans ce genre de situation (c'est la faute à pas de chance). Je n'ai pas vraiment peur, mais c'est peut-être de l'inconscience, en même temps, les attentats se produisent souvent à des endroits où les érangers civils ne vont pas forcément ou pas souvent. Ceux qui sont visés sont surtout les soldats étrangers qui patrouillent en ville. alors quand on conduit dans la cité on se pousse et on évite à tout prix de se trouver près d'un convoi militaire. C'est la seule chose à faire. Chacun gère ce genre de situation à sa manière, en ne sortant plus, en ignorant le danger ou en prenant quelques précautions qui peuvent s'avérer futiles mais qui rassurent. La vie en ville continue, comme si de rien n'était. Ce n'est pas très différents de ce que j'ai pu voir à Paris quand il y a eu plusieurs attetats dans les années 80 et 90. Que faire. La chose que j'aimerais souligner pourtant c'est que ceux qui meurent dans ces attentats ce sont surtout des afghans pas les cibles étrangères visées. Vendredi sur les 16morts, 14 étaient des civils afghans.

10 septembre 2006

le mausolée de Massoud

Dscn0620 Ahmad shah Massoud, le lion du Panshir, le père des afghans etc. Les qualifcatifs dithyrambiques ne manquent pas pour décrire le commandant Massoud qui en est venu à incarner à lui seul (ou presque) la résistance afghane contre l'armée rouge et ensuite les talibans, d'autres lui reprochent un rôle moins glorieux pendant la guerre civile qui fait rage entre 192 et 1996. Il a été assassiné le 9 septembre 2001 par deux faux journalistes qui se réclamaient d'Al Qaïda. La semaine dernière je suis allée faire une balade dans le Panshir avec une amie et nous en avons profité pour aller voir le mausolée qu'on lui construit. Franchement c'est une horreur (voir photo). Aujourd'hui, le mausolée, loin d'être achevé, ressemble de loin à une sorte de fusée rouillée droit sortie d'une bande dessinée des années cinquante. Un truc à la Flash Gordon. Perché sur la colline surplombant le village du commandant, le tombeau détonne dans un paysage par ailleurs très beau et encore sauvage, en dépit des champs cultivés le long de la rivière Panshir. Mais ce sera encore beaucoup plus laid une fois terminé. Je vous laisse juger sur pièce.Tombeau_fini

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27 août 2006

les jardins de Babur

Jardin2 Le jardin de Babur (le Tigre) sont un endroit singulier de la ville de Kaboul. Dans un milieu urbain chaotique pour le moins, le jardin, donne une impression d'ordre calme, de beauté classique. Le jardin a été créé aux alentours de 1528 (je m'appuis sur une brochure bien faite de la fondation Aga Khan qui participe à la restauration) et comme beaucoup de choses à Kaboul s'est retrouvé sur la ligne de front en 1992, quand les seigneurs de la guerre ont décidé que faire de la capitale leur champ de bataille. Les arbres survivants ont été détruits et tout ce qui pouvait être volé l'a été. Depuis 2002 un comité se charge de la restauration (Aga Khan, Unesco, municipalité de Kaboul, etc) et c'est une réussite. J'ai eu l'occasin de visiter le jardin il y a quelques jours à l'occasion de la visite du ministre allemand des affaires étrangères.

Steinmeier Comme ça l'intéressait on y est resté un moment. Visiter un jardin avec un ministre et donc entouré de garde du corps ne ressemble que de très loin à une promenade romantique ou philosophique mais ça m'a surtout donné envie d'y retourner. Le contraste ce ces jardins de ville avec l'environnement urbain est toujours frappant mais c'est encore plus vrai à Kaboul. Cette ville est tellement grouillante de vie, pleine de monde, d'échoppes, bloquée par les embouteillages que les jardins sont un véritable havre de paix. C'est aussi un exemple fort réussi de restauration, ce qui n'est pas courant non plus ici, quand le centre-ville se peuple de hideuses bâtisses au vitres teintées de bleu ou de vert.Jardin_de_babur

Jardin_1

24 août 2006

Thalassa, Thalassa

Je vous ai souvent parlé de la pousière kabouli et afghan en général. Elle pénètre partout, vous prend à la gorge, en mot mot c'est pénible. Pour combattre le phénomène, les gardes dans les rues (il y a en a partout) on pour habitude d'arroser une portion de rue devant chez eux pour éviter de se retrouver asphyxiés à chaque passage d'une voiture, mobylette etc. On comprend bien pourquoi ils le font, le problème évidemment c'est que le pays manque cruellement d'eau et que tout ça fleure bon le gâchis. L'Afghanistan est frappé par une sécheresse terrible (13 provinces sur 34 vont avoir besoin d'aide alimentaire cette année, pour pouvoir faire face à la baisse des récoltes --pavot mis à part--). Le ministre de l'énergie, Ismail Khan a déjà lancé des avertisseent sérieux en disant que l'hiver sera terrible (pas d'eau, pas d'électricité dans la capitale). Il y a peut-être une partie de calcul politique dans ses propos mais le fait est que la situation est déjà très dégradée par rapport à l'année dernière. Nous n'avons de l'électricité de ville que sporadiquement. Pour l'eau, la plupart des étrangers peuvent très bien se débrouiller en faisant creuser des puits très profonds et ils boivent de toute façon de l'eau en bouteille mais pour les kaboulis qui n'ont pas les moyens ça va être très très dur si les prédictions d'Ismaïl Khan se confirment. Ils puisent dans des nappes beaucoup moins profondes qui semble t-il commencent à s'épuiser. Un peu plus de mécontentement en vue!!!

19 août 2006

On veut des sous mon Général !

Soldat_lentranement J'ai eu la chance de passer une journée avec les nouvelles recrues de l'armée afghane, la semaine dernière. La visite était organisée par les Américains, qui prennent en charge l'entraînement de base des troupes, et ce sont eux aussi qui payent la solde. Donc nous voilà au Kabul Military Training Center. Toutes les recrues de l'armée afghane passent par là pour environ 6  semaines d'entraînement de base et ensuite quelques semaines de spécialisation. En général pour le piou piou de base ça s'arrête-là et s'il est versé à l'un des corps d'armée de l'est ou du sud en gros il va à la guerre. Tous les soldats que j'ai pu interviewer ont eu un seul reproche: la paie est insuffisante. Un sergent touche 120 dollars par mois et un simple soldat 70 dollars ou environ 3.500 afghanis. Les 5 ou 6 interviewés sont tous soutien de famille et ont à leur charge entre 7 et 10 personnes même les plus jeunes qui avaient à peine 18 ans.

Quand le leur demande pourquoi ils se sont engagé (l'armée est professionelle et on signe pour trois ans), tous comme un seul homme m'ont dit "pour servir mon pays et pour aider le gouvernement".  Quand j'ai reposé la question en leur demandant de me dire vraiment pourquoi ils s'étaient engagé, la réponse était dans presque tous les cas: "parce qu'il n'y avait pas de boulot de là où ont vient". Un seul a insisté sur le fait qu'il pourrait gagner plus ailleurs mais qu'il voulait servir son pays. Son frère est aussi engagé.

A_la_bouffe Et puis il y a la nourriture (mais bon ça je n'ai pas vu un seul soldat de n'importe qu'elle nationalité qui ne se plaignait pas de la tambouille): comme les journalistes étaient là (avec les généraux), l'ordinaire avait été amélioré (riz, un peu de viande de mouton mais surtout des os) et une sorte de ratatouille locale. Quand un général s'est approché du groupe que j'interviewais ils ne se sont pas dégonflés et se sont plains auprès de lui comme ils l'avaient fait avec moi.

Quand aux conditions matérielles, si elles peuvent paraître rudimentaires à un occidental gâté comme moi, elles sont souvent une amélioration par rapport à la pauvreté qu'ils connaissent chez eux.

Beaucoup d'espoirs sont placés dans l'ANA pour donner au pays une structure véritablement inter-ethnique et avec un vrai sens de la Nation, dont l'Afghanistan a tellement besoin pour sortir d'une mentalité de guerre qui incite les gens à se saisir de tout ce qu'ils peuvent tant que c'est à portée de main, parce qu'on ne sait jamais de quoi demain sera fait.

Crie_allahuh_akbar_et_lance_la_grenade "Tu cries Allahuh Akbar et tu lances la grenade!"

feu d'artifice sans fioritures

Ce samedi c'est le jour de l'Indépendance de l'Afghanistan, mais hier soir au-dessus de la ville il s'est passé quelque chose que l'on n'avait pas vu ici depuis des décennies: un feu d'artifice. Je veux dire un vrai feu d'artifice, avec des belles blanches et des belles rouges, pas les explosions que les kaboulis n'ont que trop connues. Le plus spectaculaire était les explosions blanches qui illuminaient brièvement toute la partie nord de la ville, mais aussi les échos qui résonnaient longtemps dans la cité entourée de montagnes. Bon, soyons honnête, le spectacle n'était pas formidable, à cause d'un feu d'artifice mal rythmé et pas très fourni (enfin bon ce n'est pas non plus nécéssaire de jeter l'argent par la fenêtre dans ce pays). En plus, les autorités l'ont tiré de Television Hill, une des collines les plus élevées dans la capitale, où les mâts de diffusion avec leurs feux de signalisation pour les avions, étaient pratiquement aussi lumineux que le feu d'artifice. J'espère surtout que les kaboulis avaient vu les annonces à la télévision, parce que sinon toute cette série d'explosions pouvait avoir un côté très inquiétant.

13 août 2006

Choses pas vues

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je sens que cette petite note va être une sorte de bilan. Je suis en Afghanistan depuis le 5 octobre 2005 et j'ai commencé à y travailler pour l'AFP le 1er avril. Pendant les 6 mois qui ont précédé ma prise de fonction , je me suis baladé à gauche à droite à Kaboul, j'ai fait les courses en ville et de manière général j'ai trouvé toute la matière première qu'il me fallait pour mon blog. Un blog dont j'avais envie qu'il devienne un modeste reflet de la vie quotidienne, pas tellement comment elle est vécue par les afghans mais bien plus un reflet du regard qu'un étranger ignorant mais curieux pouvait porter sur eux. L'ironie, c'est que depuis que je travaille c'est quelque chose que je n'ai plus guère le temps de faire, me promener dans les rues, faire les courses etc. Il y a tellement de travail, que les loisirs sont très comptés. Les violences dans le sud de l'Afghanistan ou dans d'autres régions du pays nous occupent presque à plein temps et ne laissent guère le temps de raconter les autres histoires de ce pays. Contrairement à ce que pensent nombre de gens, il n'y a rien de réjouissant pour un journaliste à aligner, les morts. S'installer devant l'ordinateur au bureau à 08H00 et trouver un mail annonçant la mort de soldats de l'Isaf ou de la coalition, ou de nombreux rebelles, ou recevoir un coup de fil d'un de nos correspondants pour nous annoncer, une bombe, une attaque suicide, vous use.  J'aimerais tellement avoir le temps de parler des trains qui arrivent à l'heure (c'est une métaphore, il n'y a pas de trains ici et ils n'arriveraient de toute façon pas à l'heure). Des belles histoires il y en a ici, des choses qui marchent, des initiatives qui changent la vie des afghans. Des histoires d'afghans. Mais il faut le temps de les collecter et ensuite susciter l'intérêt (j'ai un avantage sur mes confrères, c'est que l'AFP est bonne fille et prend mes histoires, nous n'avons pas la place limitée d'un journal ou l'obligation de créer l'excitation que peut avoir une chaîne de télévision si elle veut faire de l'audience). Un peu déprimé. Non pas vraiment juste un peu frustré. L'histoire de l'Afghanistan c'est toujours un peu la même. Le public mais surtout la communauté internationale s'intéresse (c'était certainement le cas en 2001) et puis on passe à autre chose: Irak, Tsunami, Liban. Le petit Afghanistan, stratégiquement crucial en raison de sa position géographique mais qui a part cela n'a pas grand chose à offrir, est oublié.