Les cabanes de police commencent à faire leur apparition sur de nombreux carrefours (malheureusement après l’hiver, pour les policiers qui y trouvent refuge le temps d’une pause). Elles ressemblent aux dizaines et dizaines de cabanes de bois qui servent d’abri, de lieu de repos et de cuisine, aux gardes armés qui assurent la sécurité soit de bâtiments publics soit de résidence privées de la ville. Leur livrée fraîche blanche et verte leur donne un air bien plus fringant que les policiers eux-mêmes dont les uniformes ont souvent l’air fatigués. Ce n’est d’ailleurs guère surprenant. Ceux qui sont assignés à un carrefour passent la journée à ramasser la poussière et à l’avaler. Un boulot très ingrat, d’autant que le conducteur afghan ne semble guère souffrir de la peur du gendarme. La floraison de ces cabanes correspond aussi à un renforcement des contrôles la nuit sur les principales artères de la ville. Il est désormais courant de se faire stopper vers 22 ou 23 heures par deux policiers, armés de l’incontournable Kalash. Un bref coup de lampe de poche dans l’habitacle de la voiture suffit souvent, quand les policiers reconnaissent des occidentaux. Si ce n’est pas le cas, il faut leur expliquer ce qu’on fait là à cette heure. Je ne saurais dire si ces contrôles renforcés ont déjà eu de l’effet et permis de découvrir beaucoup suspects, que ce soit des délinquants ou des apprentis artificiers souhaitant faire sauter une voiture piégée.
Les commentaires récents